Thalassa du 30/01 : Nouvelle Calédonie, carnet de route




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Thalassa du 30/01 : Nouvelle Calédonie, carnet de route - planet
Carnet de route : la Nouvelle-Calédonie durée : 3 x 10 mn Un reportage de Jérôme Laurent et Olivier Bonnet Une production France 3 - Thalassa En Nouvelle-Calédonie, on ne trouve pas de sentiers des douaniers comme en métropole, alors il faut improviser son chemin en bord de mer, au pied des falaises ou le long de la route. Nous suivons donc la route territoriale qui longe la côte ouest vers le nord, pour traverser des élevages de crevettes. C’est la seconde activité exportatrice en Nouvelle-Calédonie, très loin derrière le nickel. Ici, pas d’élevage intensif comme en Thaïlande. La Calédonie mise sur la crevette haut de gamme, nourrie sans OGM ni antibiotiques à destination de l’Europe et surtout des fins gourmets japonais. Nous passons par Bourail, le pays traditionnel des stockmen, les cowboys calédoniens qui élèvent les troupeaux de bovins en bord de mer, comme des prés-salés ! Toujours vers le nord, nous faisons la rencontre de pêcheurs de bêches-de-mer, des holothuries dont les asiatiques raffolent pour ses soi-disant vertus aphrodisiaques. À Kone, la capitale de la province Nord, nous nous arrêtons sur le site de la future usine de nickel. Dans le lagon, pour construire le port, on déplace des colonies géantes de coraux. L’usine est attendue avec beaucoup d’impatience pour ses retombées économiques, mais elle suscite aussi des inquiétudes environnementales. Tout au nord, c’est l’archipel des îles Belep. Les eaux y sont poissonneuses, les terres riches en nickel et pourtant l’archipel reste en marge de tout développement économique. Nous y rencontrons le grand chef, exécutons la coutume : une offrande faite d’un peu d’argent et de tabac enroulé dans du tissu. Après ce passage dans les îles du nord, nous retournons sur la grande terre pour entamer la descente de la côte est et revenir vers Nouméa. Dans la petite église de Balade, notre première escale, des vitraux racontent l’histoire de l’arrivée en Nouvelle-Calédonie des missionnaires catholiques au 18ème siècle. Nous retrouvons les membres de la tribu de Sainte-Marie qui veulent nous montrer ici un projet de sentier au cœur de la mangrove, balade écologique et utile. Plus au sud, nous sommes au cœur d’un décor minéral magique : Hienghène et ses célèbres falaises. Hienghene, c’est aussi un spot très apprécié des plongeurs. Classé en 2008 au patrimoine mondial de l’humanité, le lagon calédonien offre une biodiversité sous-marine incroyablement riche. Plus à l’est encore, nous partons pour Ouvéa, que les touristes japonais appellent aujourd’hui « l’île la plus proche du paradis ». Mais cette île de l’archipel Loyauté fut aussi la plus proche de l’enfer... En mai 88, à la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, des indépendantistes canaques assassinent des gendarmes puis s’enfuient dans une grotte où ils seront à leur tour tués lors d’un assaut militaire. Ce fut un double massacre. 25 morts de part et d’autre. C’est aussi à Ouvéa que furent assassinés par un des leurs les leaders kanaks Jean-Marie Tjibaou et Yéwéné Yéwéné. Tout cela fait un fardeau bien lourd sur les épaules d’une si petite île de 4000 habitants qui aspire aujourd’hui à vivre au présent. Pendant la colonisation de la grande terre, Ouvéa est restée une réserve coutumière. Alors ici, les terres littorales appartiennent toujours aux clans ce qui préserve l’île de toute urbanisation touristique. Site des "Sentinelles du Littoral"